
Les plantes d'intérieur et vous
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Les 2 concours photos de ce mois restent ouverts jusqu'au 25. N'hésitez-pas à y participer
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| Auteur | Message |
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croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Un paphio rébarbatif Mer 2 Juil 2008 - 15:40 | |
| J'ai acheté voilà deux ans un paphiopédilumhilippinense x chamberlainianum multifleurs, magnifique . Il était en fleurs, je le précise, et depuis  impossible à faire refleurir. L'an dernier il est vrai que mes deux chats lui ont mené la vie dure,  le pot s'est ramassé à terre deux fois, mais là il est à l'abri et rien . Il est dehors l'été, j'engraisse régulièrment , arrosage toutes les semaines, j'ai déjà fait des recherche je ne trouve rien sur cet hybride. Pouvez vous m'aider à faire refleurir Qu'est ce que je ne fais pas de bien ou que devrais je faire Merci d'avance |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Mer 2 Juil 2008 - 19:51 | |
| Bonjour Croquette, Ta plante est un hybride primaire , bien que les Paphiopedilum ont fait l'objet de multiples croisements qu'il est tres difficile de les démêler... Le croisement P. chamberlainianum x philippinense a été baptisé Paphiopedilum helvetia par les hoticulteurs-obtenteurs. Si tu fais des recherches, fait-les sous ce nom, ça sera plus facile. Il existe un hybride très proche issu de P. chamberlainianum appelé P. St Swithin. Le croisement de ces deux especes (Philippinense et Chamberlainianum) est particulierement réussi et donne de magnifiques fleurs. On a tendance à classer les Paphiopedilum en deux catégories, celles à feuilles tesselées et celles à feuilles vertes. on fait un raccourci en disant que les feuilles tesselées doivent etre cultivées en serre plus chaude que les non-tesselées. Il n'en est rien. il y a trop d'exceptions pour généraliser. La preuve: l'hydride que tu possèdes provient d'une region très chaude et très humide et pourtant il a des feuilles vertes claires non tesselées (normalement, c'est a dire si c'est un hybride pur de premiere lignée et qu'il n'a pas été recroisé avec d'autres variétés proches). si tu veux avoir des renseignements très pointus et très bien expliqués, je te conseille vivement de lire tout ce qui est donné à cette adresse: http://www.aaoe.fr/post/2006/10/09/Les-PaphiopedilumJe n'ai jamais trouvé une étude aussi bien faite sur le genre Paphiopedilum, et je peux te dire que je suis exigeant de ce coté là. Il faut mettre ces gens à l'honneur, c'est pour cela que je n'hésite pas à les citer haut et fort: l'Association auboise d'orchidophilie exotique. Interesse-toi au sous-genre Cochlopetalum (qui renferme Paphiopedilum chamberlainianum) et à la section Coryopedilum qui renferme Paphiopedilum philippinense). Tu ne trouveras pas mieux comme explications. Maintenant si on peut faire un raccourci rapide: il lui faut de l'humidité, de la chaleur dans la journée, sans période de repos vraiment marquée et une eau un peu calcaire. (la plante supporte le calcaire mais ce n'est pas une obligation, elle pousse normalement dans la mousse des sous-bois de l' Indonésie aux Philippines). La plante aime rester en touffe abondante (ne pas la diviser) et c'est lorsqu'elle aura refait une nouvelle rosette qu'elle refleurira. Il faut laisser ressuer le pot entre deux arrosages, pas d'eau stagnante. Protège-là d'une température inférieure à 16°c. Tu peux la garder dehors par forte chaleur, mais toujours à l'ombre. Les Phaphiopedilum font partie de la tribu des Cypripedieae qui sont les "grand-mères" de nos orchidées. ce sont les plus anciennes de cette grande famille. Si l'on devait indiquer les plantes qui sont apparues sur Terre le plus recemment on pourrait dire les Liliacées (tulipes) => les Apostasiacées (juste 5 especes toutes endemiques de Nouvelle Guinée-Papouasie => les Cypriprédiés (les Paphiopedillum) puis toutes les orchidées modernes: les Orchidacées c'est a dire Phalaenopsis, Cattelya, Epidendrum, Vanda,... hé oui, les orchidées sont l'invention la plus récente de Dame Nature pour le règne végétal. Voilà, c'etait pour la petite histoire, mais aussi pour le plaisir de partager cette discussion et cette passion. Tiens nous au courant, à bientot. Meinard. |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Mer 2 Juil 2008 - 21:53 | |
| Difficile a dire, j'ai remis mes certitudes en cause a ce sujet car on m'a toujours appris cette grande division (feuilles claires non tesselées et feuilles foncées tesselées) en faisant deux modes de culture opposés. Or il s'avère aujourd'hui que cela recèle plein d'inexactitudes du fait de la complexité du genre et des nombreux hybrides realisés. La connaissance exacte du nom de la plante (meme hybride) est une indication essentielle car elle permet de connaitre l'origine de la plante, donc une indication precieuse sur les conditions naturelles de la plante, ce qui permet d'en déduire un principe de culture. Prenons le cas de Paphiopedilum ferieanum, elle pousse dans les regions montagneuses du Bhoutan et de l'Annam, on la trouve de 800 mètres jusqu'a 2000 mètres... donc plutot serre froide et une culture similaire à celle de Cymbidium. A l'opposé, si l'on prend Paphiopedilum chamberlainianum qui pousse de Sumatra jusqu'a la nouvelle Guinée Papouasie, dans les forets ombragées et humides juste sous l'équateur c'est plutot de la serre chaude et humide. Alors imagine un hybride chamberlainianum x ferieanum... on fait quoi ? chaude ou froide ? tu vois la difficulté... alors si en plus on ne possède pas son nom... c'est encore plus difficile. Dans ce cas, il n'y a qu'une solution: cultiver comme un type de serre chaude (ce sont les plus nombreuses) et si ça ne donne rien pendant deux ans, on inverse: culture de serre froide. si c'est pas l'un, c'est l'autre. - Elementaire mon cher Meinard ! |
|  | | croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Jeu 3 Juil 2008 - 2:08 | |
| bonjour Meinard ainsi que naturenville Que dire à part merci merci et encor merci pour ces renseignements j'ai oublié de mentionner que je l'arrosais avec de l'eau douce du lac, je n'ai que ça , pas de calcaire , qu'elle avait aussi fait un keiki et que je l'ai bouscoulée Merci encor de ces renseignements le papfio est quelquechose de superbe , de fascinat dirais je . Il en pousse ici dans mon sous bois je suis aux anges de vivre ça l'éclosion des paphio . Je posterai des phots demain de ces orchidées sauvages du Québec Grand merci à toi Meinard |
|  | | croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | |  | | croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Jeu 3 Juil 2008 - 21:45 | |
| J'ai tellement peur qu'on leur fasse du mal que  Ca fait deux ans que j'ai de la hantise, mon mari et moi on est allé en chercher l'an dernier, avec beaucoup beaucoup de compost et flore environnante , on en a mis dans le sous bois juste sur notre terrain , même compost même luminosité bref le même cadre et environnement  ... Y a beaucoup de quatre rouges qui passent  et je vois qu'un de ces jours y en a un qui va aussi bouler le sous bois pour vendre le terrain  Et j'ai essayé ça avec que 5 orchidées et par pur bonheur, elles sont revenues cette année et se sont multipliées Opération sauvetage réussie  Et je ne dis pas où y en a  |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 11:05 | |
| Bravo pour ces superbes photos et réjouissons nous de pouvoir encore admirer ces magnifiques fleurs devenues si rares pour beaucoup de monde. Ce sont des Cypripedium bien entendu, mais je trouve étrange le terme « acaule ». Acaule signifie « qui n’a pas de tige apparente » or celles-ci en ont une, bien belle. L’orchidée Phalaenopsis de Damien aurait pu être qualifiée d’acaule. Mais peu importe, ce sont avant tout de superbes Cypripédiées. C’est un trésor que tu possèdes là car en France elles ont pratiquement disparu. Il en reste quelques stations de Cypripedium calceolus dans le Jura et dans les Alpes. J’ai eu la chance d’en voir quelques pieds au col de Joue Plane près de Morzine dans les Alpes, mais elles n’étaient pas en fleur. Chez nous, c’est une plante qui pousse généralement en clairière près des forets de hêtres, et sur sol légèrement calcaire. C’est une orchidée terrestre qui a une vie très fragile et une reproduction incertaine. Si tu as réussi à la déplacer pour la sauver, c’est une chance car elle vit en symbiose avec un champignon microscopique dans le sol qui lui permet de survivre. Si le champignon meurt, la plante disparait quelques temps après. C’est pour cette raison qu’il est fortement déconseillé de déplacer les stations existantes car il y a un risque majeur, sauf bien entendu si la plante est menacée. Le système de symbiose est simple a comprendre et tu as bien fait de prendre un maximum de terre et de mousse environnante car c’est là que réside le champignon. Le champignon s’appelle Rhizoctonia repens car il fait de longs filaments très fins. Ce champignon est incapable de faire de la photosynthèse donc il est très dépendant de son environnement pour se nourrir. De son coté l’orchidée doit avoir recours a un stratagème bien particulier pour pouvoir survivre. Lorsqu’elle fait de graines celles-ci sont tres fines (quelques dixièmes de millimètres) et tres nombreuses mais ne possèdent aucune réserve de nourriture qui lui permet de germer. C’est juste un embryon qui n’a pas les moyens de se développer sans une aide extérieure. Pourquoi tant de difficultés dès le départ ? C’est presque évident : la plante produit un nombre impressionnant de graines (plusieurs milliers) dans chaque fleur fécondée. donc elle ne peuvent pas être grosses, elles sont le plus minuscules possible pour pouvoir en faire un maximum. Et elle en fait un maximum parce que la seule façon de se reproduire, c’est de trouver une autre plante qui va l’aider. Il faut donc frapper a toutes les portes et pour cela elle va s’aider du vent qui va les disséminer, de l’eau de pluie qui va les faire circuler. La seule porte pour elle, c’est de trouver le champignon Rhizoctonia repens qui de ses longs filaments la cherche. Lorsqu’il la trouve, il perfore l’enveloppe de cet embryon et le nourrit en fabriquant des substances nutritives pour le développer. La graine va pouvoir germer et s’établir en développant des racines et des feuilles pour commencer la photosynthèse. Le champignon de son coté n’en reste pas là… il réclame son dû : il va s’installer dans la couronne de racines supérieure juste au niveau du sol et c’est l’orchidée qui va pouvoir le nourrir en lui fournissant ce qu’il a besoin : des substances (hydrates de carbone) pour qu’il ne se dessèche pas, et puisse survivre.. Ainsi la plante assure la germination des graines futures car elle a le champignon a ses pieds. C’est pour cette raison que si l’on trouve une orchidée, il y a des chances qu’il y en ait d’autres a proximité ou tout du moins sur la zone sous le vent de la plante. Cette cohabitation de survie s’appelle la symbiose. Toutefois si le champignon devient prépondérant, la graine meurt car elle est trop infectée, a l’inverse si le champignon vient a disparaitre, la germination n’est plus assurée, l’orchidée disparaitra faute de reproduction. Alors ces deux colocataires s’autocontrôlent pour que l’équilibre soit parfait. La nature bien faite, le paradis en quelque sorte. Et l’abominable être humain dans tout cela ? A quel moment il arrive ? Et bien justement, le voilà : Si Rhizoctonia repens est l’ami des Cypripedium, il n’est pas l’ami des agriculteurs, car un champignon dans le sol c’est pour eux des tubercules infectés, des racines atteintes et malades. Or tout ce qui pousse et qui arrive dans nos assiettes vient de là. La pomme de terre est un tubercule, la carotte est une racine, pour ne citer que ces deux là. Alors ont répand des produits fongicides pour détruire les champignons du sol afin de « l’assainir », -stériliser- serait le mot exact ; et Rhizoctonia est dans la ligne de mire des producteurs de produits phytosanitaires, voici un bref aperçu de l’arsenal. Vous allez voir qu’on ne chôme pas dans ce domaine : Traitam sol (1999), Euro Appro Des1 (2000), Fumigam (2002), Monam Basf (2004), Basamid (2004), Monam H+J (2005), TopMetam (2007)…. Tout ça pour Rhizoctonia, il faut avouer qu’on y met de la bonne volonté ! En rajoutant à cela les arrachages anodins « oh ! La belle fleur… » Lors d’une promenade dans les bois, les espaces naturels qui disparaissent pour des routes ou des lotissements, pour créer des aires de loisir ou autres si ce n’est pas une zone industrielle…. Franchement Croquette, tu as une chance extraordinaire, merci de nous faire partager cette chance. |
|  | | croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 14:02 | |
| Bonjour Meinard D'abord un grand merci pour toutes tes explications qui sont riches . Tu aurais fait un excellent professeur, j'ai lu ton post avec un énorme interêt et avidité de connaissances. J'ai bien compris que j'étais chanceuse d'avoir ces trésors là, pour le champignon nécéssaire à leur vie et reproduction, j'avais déjà beaucoup lu à ce sujet, puis que les orchidées sont une autre de mes passions. J'en ai possédé un nombre assez conséquent je ne citerai pas de chiffre mais de quoi remplir une belle véranda, un vrai travail à temps plein je dois dire, et réussir à faire fleurir une botannique était une source de joie pour moi. Je pense que ma plus grande joie a été de faire fleuri un coelogyne pandurarta , une grande fierté pour moi . Pour ce qui est du nom de l'orchidée, il est repris comme tel dans la littérature je cite - Plantes sauvages printanières Gisèle Lamoureux et collaborateurs La Documentation québécoise Editeur officiel du Québec Editions France-Amérique Et ce que tu soulèves est bien exact De cypris : nom de Vénus et pedilon : soulier acaule : sans tige Et cela est bien écrit dans ce livre que je détiens aussi . La plante peut se reproduire sur mon terrain car c'est exactement le même environnement, et j'ai pu au fil de mes promenades découvrir de ces orchidées,parfois en grosses talles et parfois éparpillées et esseulées sur tout le flanc boisé de cette montagne . comme je vis à même ce flanc de montagne, voilà pourquoi j'ai pris cette chance .Et ça a réussi, je m'en félicite . J'ai découvert aussi des capsules de ces orchidées qui ont été fécondées . J'ai une photo, je la cherche et je la poste . Je trouve tout ceci extrêmement interessant , merci pour ce partage de connaissances; |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 14:57 | |
| Bravo pour tout cela Croquette ! La natrure nous offre souvent le meilleur d'elle-même, mais il faut avoir les "yeux" pour voir ces trésors et le coeur pour les apprecier. tu fais surement partie de ces gens là. Concernant Coelogyne pandurata, tu as raison d'être satisfaite car ton pays est loin d'etre celui qui lui convient le mieux (Saguenay, Mauricie ou Laurentides ?) en tous cas tes photos font rever. Je suis allé a Vancouver il y a 7 ou 8 ans, pour une exposition d'orchidées et j'ai eu la chance de voir une orchidée des regions nordiques en fleur, une petite orchidée qui pousse parfois a travers la neige (hé oui !) la Calypso bulbosa. c'est une Cypripédiée elle aussi. On peut dire que c'est la "tite soeur" de tes Cypripedium acaule. en voici de tres belles photos en provenance de la Colombie Britanique, au Sud-Est de Vancouver): http://farm1.static.flickr.com/64/189277225_4b63488fe3_b.jpgmais je conseille a toutes et a tous de feuilleter l'album complet: http://www.flickr.com/photos/ngawangchodron/189277225/in/set-72157594205273175/Meinard |
|  | | croquette Grande Plante

Nombre de messages: 292 Age: 52 Votre localisation - Ville et département: Canada ( QC ) Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 15:22 | |
| Bonjour Meinard, quel régal de te lire , merci merci pour les liens je vais regarder ça et les conserver. La pandurata, c'est lorsque j'étais en Europe, ici , je n'envisage même pas d'en trouver et ce serait à un prix défiant toute concurence. Je suis à la limite de la Mauricie , dans la belle région du Lac St Jean . Je chasse maintenant le sabot jaune . C calcéolus, aussi le cypripède royal, C reginae, et le cypripède tête de bélier C arietinum , qui sait peut être un jour Voilà la photo d' une capsule et des minuscules graines . Excellente journée et merci encor pour ce partage  |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 16:25 | |
| voila une belle photo assez rare elle aussi: une capsule et des graines, on voit bien la finesse de ces petites graines. Hum... quand je revois cela j'ai bien envie de me remettre a la culture in vitro ! je verrais bien mon jardin de normandie tapissé de Cypripedium ! Tu es une grande passionnée de nature toi aussi, rien qu'a voir tout ce que tu nous dis, ça ne fait aucun doute ! |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 16:27 | |
| c'est la période des demenagements dans la belle Province, j'espere que tu ne t'eloigne pas de tes orchidées ! Chicoutimi ? |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 19:44 | |
| Tres bonne question ! D'après toi ? oui ou non ? Dans la nature les orchidées ont un mode de vie en symbiose avec madame Rhizoctonia repens (pour les Cypripédiées). mais celles que tu achètes chez le fleuriste ne proviennent pas de la nature, elles ont été multiplié par clonage en faisant de la culture in vitro, par culture de méristhèmes. le Meristhème dans une plante c'est partie par laquelle la plante se développe, juste a l'extremité de la tige (pour les orchidées monopodiales) là où la croissance est la plus rapide car c'est là où se trouvent les jeunes cellules, celles qui sont en plein developpement. On preleve donc une minuscule pointe qu'on a pris soin de... ??? ...de désinfecter. Mais c'est la partie la moins infectée de la plante (à l'opposé des racines) On désinfecte la partie a cultiver parce que cette culture va se faire sur de la gélose contenant tout un tas de substances dont du sucre et comme cette substance est spécialement concue pour developper toutes les cellules que l'on va placer dessus, si tu y places un élément pathogène (microbe, virus, moisissure, champipi...) il va aussi se multiplier et devorer tout ce qu'il trouve y compris les cellules du méristhème d'orchidées. c'est comme un pot de confiture que tu ne refermes pas ou dans lequel tu fais tomber une miette de pain, (le pain contenant des levures et la confiture des sucres) deux jours après il est couvert de champignons, un joli tapis de moisissures. Donc l'orchidée que tu achètes est saine et ne contient pas de champignon, elle a été cultivée de façon asymbiotique (c'est a dire "pas en symbiose"). c'est Georges Morel qui, en 1960, mit au point cette technique de multiplication (c'est donc tout récent) et qui permit ainsi d'obtenir des plantes saines. Le Cypripedium ou le Paphiopedilum que tu as en pot va vivre de ses beaux jours, il n'est pas menacé et n'a pas besoin d'etre fécondé (sinon la fleur fane tout de suite, pour ne plus attirer d'autres pollinisateurs) elle va se multiplier végétativement en faisant d'autres rosettes, d'autres bulbes, d'autres canes bambusiformes (Epidendrum, Dendrobium, Cattleya). C'est pour cela qu'il faut un nouveau bulbe pour avoir d'autres fleurs ou une autre rosette de feuilles dans le cas des Cypripédiées. Les orchidées que je viens de citer peuvent vivre jusqu'à 70 ans*, donc pas de soucis. en plus je sais que tu les chéris. Dans la nature c'est autre chose, c'est la loi du plus fort, il faut s'adapter donc elle s'arrange avec d'autres plantes pour y arriver. l'être humain, en comprenant l'orchidée l'a "libérée" de cette contrainte, mais par ce biais on la fragilise. n'ayant plus besoin du champignon, elle ne produit plus de toxines qui permette de limiter sa progression, donc elle est sujette a la moindre attaque (mais il lui reste encore des ressources qui lui permette de lutter, rassure toi). Et qui a bati la theorie de la loi du plus fort dans la nature? l'evolution génétique par la selection naturelle ?? - Alfred Russel Wallace dont j'ai déjà parlé. Bien, y'en a que deux qui suivent ! désolant. Meinard. (*) si on s'en occupe bien. Les serres du Sénat a Paris possèdent un collection d'orchidées impressionnante qui date de la fin du 19ème siecle. |
|  | | meinard Invité
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 20:25 | |
| ça sera une premiere, a n'en pas douter. Mais il faut faire ça en milieu stérile. il y en a bien qui mettent de la banane dans le milieu qu'ils préparent. il faut le faire cuire comme de la confiture pour que ça fasse un gel. Quand je faisais de la culture in vitro, je faisais ça à la maison, avec une cocote minute et des tubes a essais que je stérilisais... |
|  | | Mapy Plante en fleurs

Nombre de messages: 1924 Age: 32 Votre localisation - Ville et département: Rennes Date d'inscription: 14/04/2008
 | Sujet: Re: Un paphio rébarbatif Ven 4 Juil 2008 - 21:06 | |
| tu sais Naturenville, je bosse dans un labo, voudrais-tu que je t'envoie une gélose pour tenter le coup ? par contre je ne sais pas si j'en aurais des adaptées pour faire pousser des orchidées, mais pour les bactéries et les dermatophytes, ça marche bien  |
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